TRAVAIL//



>>> Le Travail, introduction.


Action paradoxale, impertinente car pertinente. Comment nier la justesse de ces détournements?
voir la série des huit autocollants.
...
Le propos ne sera pas l’apogée de la fainéantise, loin de là : en finir avec le travail en a déjà demandé beaucoup, de sueur et de sang, à travers l'Histoire et en nécessitera bien plus encore!
... [
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Ce dossier vous propose différents liens vers:

>>De nombreux Textes et Livres en ligne d'Auteurs
>>Plusieurs Sites et collectifs contre le dogme du travail
>>Des Films sur et/ou contre le travail
>>Quelques textes personnels
>>Une bibliographie thématique
>>Images & Animations contre le travaill


Textes et Livres en ligne d'auteurs sur le travail//
>>Livres en ligne:
>>
" le manifeste des chômeurs heureux"
>>
" Manifeste contre le travail" Groupe "K"
>>"La déchéance du travail" dans "Traité de savoir vivre à.." Raoul Vaneigem.
>>"L'Abolition du travail " Bob Black
>>"Le droit à la paresse" Paul Lafargue
>> Autres Textes de Paul Lafargue
>>“L’idéologie Allemande” de Marx & Engels

>>“Le manifeste du Parti communiste” de Marx & Engels
>>"La société du spectacle" de Guy Debord
>>
Textes en ligne:
>>"Citations sur le travail"

>>"Nous ne voulons pas le plein emploi,mais une vie pleine!"Collectif.
>>“Libération du travail"Jean Zin
>>"Mourir au Travail" Ignacio Ramonet

Sites et collectifs sur et/ou contre le travail//
>>"Vegantekno.org"

>>"Anti-Travail"
>>"Aredje"








[[ avertissement aux internautes !]
Ce premier texte est d’un style parfois pompeux, voir pompant,à ce stade j’avoue ne pas avoir encore décidé du style littéraire général du travail en cours.
Primo le but n’est pas de prêcher à des convaincus, secundo pour que l’analyse et la dénonciation soient efficaces elles se doivent d’êtres précises et la tchatche chébran-blog permet difficilement une telle approche,
tertio qui vivra verra/


Les textes sont en cours de rédaction/correction/évolution//


>>> Le Travail.

Action paradoxale, impertinente car pertinente : comment nier la justesse de ces détournements d’avertissements légaux !
Afin de rassurer d’emblée ceux que pourrait choquer cette provocante farce,
qu’il soit clair que la cible ici est le travail, pas les travailleurs !
Comment, pourquoi oser s’en prendre au travail alors qu’ici comme ailleurs, la « crise », le chômage -généralement sans indemnité- frappe les citoyens, les ménages ?
Alors que le « droit au travail » en est un fondamental, repris par la charte des droits de l’homme !
Car c’est lui qui permet de subvenir aux besoins vitaux personnels et à ceux de la famille, d’accéder à la dignité ou son ersatz ,voir pour les nantis, à l’épanouissement professionnel. Alors que c’est le travail quotidien de milliards d’enfants, de femmes et d’hommes qui depuis tant de générations bâtit ce monde.
Ce présent qui permet cette rencontre et cette question.
Le propos ne sera pas l’apogée de la fainéantise, loin de là : en finir avec le travail en a déjà demandé beaucoup, de sueur et de sang, à travers l'Histoire et en nécessitera bien plus encore!

Il ne s’agit pas de nier les réalisations , les avancées, personnelles ou humaines que le travail apporte aux individus, sociétés et cultures, mais d’en finir avec une mystification spectaculaire.
Le culte du travail poussé à son paroxysme qui sévit actuellement repose sur plusieurs dogmes, qui ne sont que d’autres politiques présentées comme des fatalités naturelles, tel la rentabilité ou la croissance.
De plus l’Histoire démontre que ce culte inculqué dès le plus jeune âge connaît lui aussi ses intégristes : les régimes totalitaires ont de tous temps usé et abusé du travail afin d’empêcher leurs peuples de penser, voir d’en liquider certains groupes.
Parmi les régimes fascistes, les nazis en sont le plus sombre exemple, car même le fameux « Arbeit macht frei » ne peut résumer le niveau de cynisme génocidaire planifié du fascisme, du capitalisme pur, sans son garde-fou ou masque démocratique.

Il y a travail et travail !

Bien sûr que tous, nous pouvons ressentir, partager le plaisir d’ « un travail bien fait ».
Quelque soit la profession qui nous occupe nous avons tous savouré cette joie, ce que nous ayons la chance d’avoir choisi notre occupation ou non.
Que notre domaine soit les services, la construction, les arts, la production, nous avons tous pu lui donner, même brièvement, un sens autre que celui de « gagner sa vie ».

Mais quand ce travail devient un culte intégriste -dont le paradis serait les Bahamas et l’enfer un site sidérurgique délocalisé, avec pour commandements :
la flexibilité, le flux tendu, l’optimisation des profits, la réduction des frais, la rentabilité, la croissance, etc. - il est bon de s’interroger sur sa finalité.
Un débat ouvert en farce et pourtant le sérieux de la question frappe dès les premières analyses sociales, économiques ou historiques, car précisément c’en est une première : l’humain n’a jamais travaillé autant que de nos jours !
Le progrès et ses machines, celui pour lequel des générations entières ont sacrifié leurs beaux jours, était pourtant censé nous libérer de ce travail !
Que s’est-il passé ? Pourquoi et comment travaillons nous toujours plus pour toujours moins de revenus alors que le prix de la vie ne cesse de s’élever ?
Les services ont ils perdus leurs sens, les biens et l’argent ont ils disparus ?
Est-ce une fatalité et sinon quels sont les moyens d’y remédier ?

C’est ce thème, ces questions que le présent travail abordera à travers l’espace et le temps.
L’objectif final étant la réalisation et la publication d’un livre en reprenant les parties les plus pertinentes et réussies, sous le titre « Le travail tue » ou « le travail nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage/environnement ».


Pour ceux que cela intéresse, il sera possible d’en suivre la rédaction en ligne sur ce site, la commenter, réagir…bref participer.

A bientôt et bonne sieste ! 






"Paresse et luxure ou le sommeil" G.Courbet

La critique du travail peut sembler vaine, loufoque ou dangereuse, voir scandaleuse. Et pourtant n’est-ce pas le système productiviste qui révèle aujourd’hui toute son absurdité, quand au comble de l’aberration nous en venons à regretter le fait que le travail se fasse toujours plus rare ? !


Car c’était bien là le but du progrès et de ses machines, celui pour lequel tant de générations ont sacrifié leurs beaux jours, que de nous libérer enfin de la malédiction du travail !

Mais alors que la révolution industrielle et sa sœur informatique triomphent voilà que les lendemains qui chantent s’avèrent être ceux de l’enfer du chômage et de la « crise ». Ici la précarité d’emploi ou sociale se généralise, là-bas la misère bat des records historiques. Bien que plus personne ne conteste la responsabilité de la surproduction et la surconsommation dans les dérèglements économiques, sociaux et écologiques qui ruinent notre présent et compromettent notre avenir, les dirigeants et les médias s’obstinent : Hors de la croissance et du plein emploi point de salut ! Au premier million de chômeurs ils l’affirmaient avec vigueur, au second ils le certifiaient études à l’appui, au troisième elle fait toujours la une...
Or depuis plus de trente ans que la croissance et le développement, son ersatz exportable, nous mènent au bonheur que constatons-nous ?
La fermeture d’une usine est plus rentable que sa production, une politique de licenciement assure une hausse d’action en bourse. L’industrie délocalise comme vous changez de chemise, ce après avoir longtemps profité de cadeaux financiers des états, donc du contribuable, sous la promesse non tenue de créer des emplois. Bref, la courbe ascendante du chômage suit inexorablement celle des bénéfices records enregistrés en bourse.
Et voilà que les travailleurs sont sommés de travailler toujours plus pour encore moins tandis que le prix de la vie €xplose. Contraints d’accepter contrats et conditions de travail toujours plus précaires sous la menace latente ou déclarée de rejoindre leurs camarades chômeurs.
Ces sans-emploi qui de victimes de la crise sont devenus coupables parasites et sont mis en demeure (s’il en ont une) de se vendre, de trouver un travail qui n’existe plus sous peine d’exclusion au propre comme au figuré. Il faut un certain culot pour annoncer une baisse des chiffres du chômage quand dans la réalité celle-ci ne correspond pas à de nouveaux emplois mais au nombre d’allocataires exclus suite à la chasse en cours. Signe des temps, notons le revival très tendance des working-poors, tels ces Londoniens à l’avant garde de la flexibilité, cumulant plusieurs emplois mais contraints de faire les poubelles pour permettre aux leurs de survivre.


Ces quelques observations démontrent à elles seules l’actualité et la pertinence de la remise en question du travail salarié comme unique accès à la vie active, à la participation sociale et citoyenne. Car en finir avec le travail ne signifie pas cesser de s’activer, que du contraire.
Avant de poursuivre un définition s’impose, il est nécessaire de démystifier le terme avant son culte. En effet ce mot piège, maudit et vénéré a la particularité de désigner autant le labeur forcé, épuisant, répétitif et abrutissant que les activités épanouissantes et librement choisies.
Vous l’aurez compris la cible de cet attentat littéraire est bien le travail effectué sous la contrainte, quelle qu’elle soit, du fouet au salariat.


Un petit détour par l’étymologie s’avère très instructif. Beaucoup connaissent l’origine révélatrice du terme français qui, comme pour les autres langues latines, n’est autre que le tripalium, joug de torture destiné aux esclaves. Peu savent qu’il en va de même dans la plupart des langues européennes. Ainsi dans les idiomes germaniques le mot désigne la corvée d’un enfant orphelin devenu serf.
Après cette petite histoire sémantique rappelons brièvement celle du mal prétendument nécessaire qu’il désigne. Car un des atouts du productivisme est de s’appuyer sur la croyance qu’il en a toujours été ainsi, que le travail est le propre de l’homme, qu’il est dans sa nature. Bref, une fatalité à laquelle n’existe aucune alternative. Or comme nous allons le voir, il n’y a rien de plus faux.


« Le travail rend libre ! »

Pour commencer par le début, si l’humain est apparu il y a plusieurs millions d’années, le travail lui n’existe que depuis 15.000 ans à peine. Rassurez-vous il ne s’agit pas de vanter avec nostalgie le paradis perdu, mais juste de régler son compte au premier mythe de notre liste, celui qui prétend qu’il en a toujours été ainsi . En effet les activités auxquelles se livraient nos aïeux et qui les occupaient tout au plus trois heures par jour, comme la cueillette puis la pêche ou la chasse sont de nos jours toutes considérées comme des loisirs ! Mais voilà qu’un beau jour, Croâr fils des âges farouches éprouve subitement un étrange besoin de jardinage. Après des centaines de milliers d’années d’une heureuse alliance avec son milieu notre homme décide de le dompter !
Or dès la première graine semée une suite de bouleversements sans précédents vont se produire. Adieu la grande promenade, bonjour sédentarité et autres embouteillages sur le périf ! Car qui dit champs dit moisson, qui dit récolte dit excédent, qui dit stock dit muraille, qui dit territoire dit guerre...Une impressionnante réaction en chaîne qui semble naître d’un divorce consommé avec la nature et pourrait bien s’achever par une autre réaction en chaîne, atomique cette fois, si nous n’y prenons pas garde.

Trêve de précipitation, revenons un instant à l’Antiquité lorsqu’un certain Aristote, bien connu des services de l’empire, déclara : « Il est beau de ne pratiquer aucun métier, car un homme libre ne doit pas vivre pour servir autrui. ».
Ceci pour constater que dès son apparition le travail fut considéré comme une malédiction à fuir comme la peste et que l’ont confiait dès lors volontiers aux esclaves ou autres serfs corvéables à merci. Les nobles aristocrates qui succéderont aux maîtres Romains justifieront par la religion et leur sang bleu les privilèges qui les dispensaient de cette Malédiction décrétée Divine. Les variations autour de ce thème sont presque aussi nombreuses qu’il y eût de civilisations. Il est toutefois troublant de noter que nos médiévaux ancêtres travaillaient nettement moins que de nos jours. D’une part le travail était lié aux saisons, d’autre part le nombre de jours chômés -en cette époque où le terme était réjouissant- représentaient un bon tiers du calendrier vu la quantité invraisemblable de saints à fêter. Réjouissances à profusion qui rimaient avec une vie sociale riche, Alléluia !
Il fallait donc sévir. C’est ce que firent habilement les Protestants, paradoxalement suivis des Lumières, ainsi que la révolution industrielle dès ses balbutiements en Flandres et au-delà.
Le travail est donc sacralisé, il n’est plus honteux de travailler, faire du profit n’est plus un pêché ! Sous nos yeux ébahis le travail se métamorphose de malédiction divine en un devoir glorieux, mieux : en droit fondamental, Amen !

La suite est connue. Alors que la planète, l’humain et le vivant saturent, les économistes et les politiques persistent à vanter le plein emploi et imposent la croissance.
A qui profite cette irresponsable fuite en avant ? Qui tire les bénéfices de cette surproduction insensée de gadgets inutiles qui n’ont d’autres buts que de produire du travail donc de générer des profits ? Certainement pas à vous, même si vous travaillez à la conception, à la production, à la promotion ou la distribution des ces coûteux gadgets vous en payez le prix fort. Vous y sacrifiez plus d’un tiers de votre vie, souvent votre santé et votre vie familiale ou sociale en pâtit toujours plus. Sans parler des dégâts, de la pollution engendrée par ces activités souvent dénuées de sens, ni du prix bien plus élevé que payeront les générations futures héritières involontaires de nos névroses consuméristes. Perdre sa vie à la gagner, le salaire étant le bâton et la carotte.
Ici apparaît l’inavouable fonction de l’argent qui -au-delà de gérer le troc qui peut très bien s’en passer- est de quantifier, dégager des profits induits par le travail d’autrui et surtout de permettre une accumulation nettement supérieure aux besoins personnels d’un individu ou d’une élite. Ce qu’il fallait démont(r)er ?
Tant d’activités parmi les plus absurdes que l’espèce humaine n’aie pu inventer dans les seuls buts de justifier salaires des uns, profits des autres et d’imposer un contrôle social sous forme d’occupations abrutissantes. Voilà qui explique pourquoi vous ne pouvez quitter le bureau ou l’atelier avant la fin de la journée même si vous avez déjà terminé vos tâches à midi, ce n’est plus votre force de travail mais votre temps de vie que vous vendez !
Ce n’est pas un hasard si les régimes totalitaires, de Vichy à Moscou en passant par Berlin, ont de tout temps usé et abusé du travail afin d’empêcher leurs peuples de penser donc d’être, voir d’en liquider physiquement certains groupes... A l’entrée des camps nazis figurait l’inscription «le travail rend libre» ...


Avoir l’heure ou avoir le temps...

Nous l’avons vu le travail n’est ni dans la nature humaine, ni dans la nature de l’activité humaine elle-même, dont il est l’abstraction monnayable. Malgré des légendes tenaces il n’est pas non plus une fatalité. La mystification de la croissance est un non-sens éco-mortel qui nous est imposée par des institutions non-démocratiques tel le FMI , la banque Mondiale ou de puissantes multinationales à grands coups de rentabilité, flexibilité, compétitivité et autres dogmes. Si le mythe de la croissance infinie pouvait séduire un contemporain de Christophe Colomb croyant découvrir l’Inde, il s’avère anachronique et criminel à l’heure actuelle.
Il est urgent de sortir de l’impasse du productivisme, les alternatives existent et nombreuses sont celles qui ont déjà fait leurs preuves. Abolir le travail n’est pas se tourner vers le passé, au contraire le dépassement de la situation actuelle aura grand besoin de certaines de ces technologies dites de pointe et pourtant vieilles comme le monde, tels les énergies renouvelables, les réseaux d’échanges de savoirs, les réseaux de troc sur et hors de la Toile. L’allocation universelle -en attendant ou en précipitant la fin du capitalisme- est une autre piste provisoire à étudier prudemment.
Un paradoxe intéressant est qu’en dématérialisant l’argent, la cyber-finance pourrait faciliter, bien malgré elle, la fin du capital ! Imaginez juste un instant qu’un beau matin, pris d’un élan de lucidité, nous décidions tous de jeter nos cartes magnétiques et de continuer tout simplement comme avant ! Bien sûr beaucoup seront tentés dans un premier temps de prendre cinq tartes aux fraises au lieu d’une baguette mais leur estomac les rappellera rapidement à la raison. De plus tartes et baguettes seront bien meilleures vu que les boulangers qui poursuivront leur activité le feront uniquement parce qu’ils aiment ça et en sont fiers !

Cessons de maudire ou craindre cette nouvelle situation que nous avons tant souhaité et réjouissons nous du temps retrouvé. Valorisons les activités sensées, déjà nombreuses, axées sur l’éducation, le bien-être et la santé, les services publics et concrets à la collectivité, la créativité et les arts. Toutes ces professions qui dans ce monde inversé sont les premières sacrifiées sur l’autel des restrictions budgétaires. Bardés de nos sciences et technologies réconcilions nous avec la nature. Faisons le tri entre le nécessaire, le superflu et l’inutile. Avez-vous déjà osé calculer le temps que vous travaillez pour payer la voiture que vous utilisez pour vous rendre ...à votre travail ? Consommer moins, c’est travailler moins. Différentes études menées par d’authentiques économistes ont régulièrement démontré que les activités réellement nécessaires pour subvenir au besoin quotidien de notre société représente moins de trois heures journalières, ça ne vous rappelle rien ? Enfin du temps pour soi, pour lire, pour jouer avec les enfants, pour son/ses petit(e)s et grand(e)s ami(e)s, pour vivre !

Avant de conclure il faut évoquer le danger que comporte la critique du travail, afin de ne pas se fourvoyer et lacher la proie pour l’ombre. Il ne s’agit pas de faire le jeu de liquidateurs du bien public. C’est bien par l’accès à l’emploi que les travailleurs d’antan ont pu améliorer leurs conditions de vie, s’organiser, lutter pour (re)conquérir leur dignité. Ce que la novlangue nomme à tort les acquis sociaux furent de fait des conquêtes arrachées au prix du sang des prolétaires. Notons toutefois que les insurgés de la Commune n’avaient pas à se soucier de la fonte des pôles...
A nous de tisser et bâtir, mobiliser pour établir de nouveaux rapports de forces et de farces ! A quand la grève générale contre le travail ? !
La croissance durable n’étant qu’oxymore, la décroissance comme le bon sens inscrivent la critique du travail à l’agenda de tout être qui n’a pas désappris à penser.
Cette modeste contribution ne prétend pas apporter d’éléments neufs ou de réponses définitives à la remise en question du travail et de ses mythes et dogmes. Ses buts sont d’inciter les lectrices et lecteurs à pousser plus loin la réflexion en consultant les nombreux ouvrages dont ce texte s’est librement inspiré (cf. liens &bibliographie).Contredire la pensée unique et d’affirmer que non seulement une autre vie et un autre monde sont possibles, mais surtout qu’il est urgent de passer de la théorie à la pratique.

Pour conclure en répondant d’avance à ceux qui ne manqueront pas de clamer que tout ceci ne sont que fadaises ou de dangereuses chimères : L’utopie -irresponsable et criminelle- est de s’obstiner à cautionner un système qui va et nous emmène, nous le constatons tous, droit au mur !


Bonne sieste !




>>>La Fête du Travail !


L’étude entreprise par la fourmilière sur le thème du « travail chez les humains» poursuit son cours, un extrait en passant :

Une des plus belles illustrations de cette mystification se déroule chaque année à la date du premier mai. En pays capitalistes toutes et tous, de droite à gauche célèbrent la « fête du travail » !
En l’espace de moins de quatre générations voilà que les politiques, les médias et plus troublant : la majorité des syndicats, ont ainsi usurpé la « fête des travailleurs ».
Bien plus qu’une nuance, la terminologie en change ici radicalement le sens.
D’autant plus édifiant quand on sait que la date fut choisie pour honorer la mémoire des travailleurs qui luttèrent, souvent au prix de leur vie pour l’amélioration de leurs conditions de travail et l’obtention de la journée des huit heures.
L’origine exacte est parfois sujette à débat : de Chicago aux mouvements prolétaires clandestins internationalistes, une certitude toutefois c’est bien les travailleurs et certainement pas le travail qu’il s’agissait de fêter !
(A l’inverse de la « fête du travail » qui était célébrée aux USA le 1er septembre)

Pour s’en convaincre il suffit de lire cet extrait d’un article écrit par Obi-Wan Rosa Luxemburg publié en 1894 :

« Le 1er mai revendiquait l'instauration de la journée de 8 heures.
Mais même après que ce but fût atteint, le 1er mai ne fût pas abandonné.
Aussi longtemps que la lutte des travailleurs contre la bourgeoisie et les classes dominantes continuera, aussi longtemps que toutes les revendications ne seront pas satisfaites,
le 1er mai sera l'expression annuelle de ces revendications.
Et, quand des jours meilleurs se lèveront, quand la classe ouvrière du monde aura gagné sa délivrance, alors aussi l'humanité fêtera probablement le 1er mai, en l'honneur des luttes acharnées et des nombreuses souffrances du passé. »

Notez au passage que les cocos n’avaient pas attendu le web pour penser « global » et que notre gentille camarade parle bien d’une « délivrance » à gagner sur le…travail !

  


>>>Même Télémoustique en parle…

Dans leur dernier numéro est abodéet la question du travail et plus particulièrement de l’allocation universelle.

« L'été Moustique: la question:Et si on vous payait à ne rien faire?
Qui dit travail, dit salaire. Mais si un jour l’emploi venait à manquer pour la plupart d’entre nous? Certains proposent dès aujourd’hui qu’un revenu soit versé à tous, sans autre condition que celle d’être né. Utopie, réalisme ou fausse bonne idée? »
La remise en question, totale ou partielle, du travail tel que nous le connaissons est d’actualité.
Elle est de ces idées qui sont dans toutes les têtes. Forcément.
Les approches sont évidemment nombreuse et souvent opposées.
De ceux qui voudraient revoir le temps de travail à la hausse à ceux qui veulent en finir avec le productivisme il y a bien plus qu’une nuance !
Mais le fait est que l’instant est propice au débat !




>>>Le travail est-il dans la nature de l’homme ? Est-il le propre de l’Homme ?

Depuis plus de 15.000 ans et le passage du nomadisme à la sédentarité, de la cueillette à l’agriculture, il rythme le quotidien de l’humain .
Voilà plus d’un siècle que ce travail de l’humain modifie radicalement le rythme du vivant pour en arriver ces dernières décennies à perturber les rythmes de la planète elle-même.
Si le travail est bien le propre d’une majorité écrasante de communautés humaines, il n’est pas dans sa nature et certainement pas dans la Nature.
La Nature ne quantifie pas, elle offre à profusion à ceux qui la respectent.
Rassurez-vous, si la théorie du « futur-primitif » sera évoquée, il ne s’agira pas ici de vanter avec nostalgie un passé définitivement révolu en trahison réciproque. Laissons cela aux réactionnaires, c’est le leur, de travail précisément.
Car abolir le travail ne signifie en rien se tourner vers le passé, au contraire le dépassement de la situation actuelle aura grand besoin de certaines de ces technologies dites de pointe et pourtant vieilles comme le monde, tel les énergies douces. Ou quand notre futur et nature riment hors des calculs bio-génétiquement modifiés de la haute finance.


La Nature donne sans compter, pendant des centaines de milliers d'années elle pourvoyait généreusement au besoin des humains. Aujourd’hui après un pillage effréné de quelques siècles culminant par une mise à sac visible par tous et que plus personne ne conteste, elle reste pourtant capable de nous aider à sortir de l’impasse, de cette fosse commune que nous nous creusons.
Mais comme nous le savons toutes et tous à présent : il y a urgence. Par le travail nous avons déjà sérieusement éprouvé nos limites et celles du vivant, nous constatons maintenant celle de la Terre.
Aujourd’hui il ne s’agit plus ni de rapport alarmant de climatologue ou d’écologiste suppliant, non cette fois les conséquences de notre irresponsabilité font l’actualité, notre quotidien!
Ce ne sont plus des signes avant-coureurs mais des évidences : il est temps d’en finir avec les mythes éco-mortels du travail, de la rentabilité et de la croissance alors que notre unique planète et le vivant saturent.



Petit article -trouvé dans le bulletin A4 du réseau "Résistons ensemble"contre les violences policières et sécuritaires:

[Silence on tue]

"En France, ce sont quelque 15 000 morts par maladie professionnelle qui sont recensés par l’Institut national de veille sanitaire (InVS) en 2000 (un chiffre en hausse). Une autre étude du ministère de l’Emploi montre que 2,37 millions de salariés sont exposés à des produits cancérigènes. En Europe de l’ouest, le coût humain de l’utilisation de l’amiante dépassera les 600 000 décès pour les 35 ans à venir (chiffres de épidémiologique J. Peto paru dans le bulletin de l’ANDEVA en juin 1999). Les conséquences mortelles du produit sont connues depuis le début du XXe siècle (en France, le premier procès pour empoisonnement professionnel par l’amiante date de 1924), mais les perspectives économiques prévalent sur la vie des travailleurs. Le Canada, principal producteur d’amiante, a porté plainte auprès de l’OMC au nom de la « liberté du commerce international » contre la décision française d’interdire l’amiante depuis janvier 1997. Saint-Gobain, un des fabricants d’amiante, s’est reconverti dans le désamiantage en France tout en poursuivant son activité à l’étranger, en particulier au Brésil... Le carnage continue. Les récents attentats de Londres, événements terribles s’il en est, sont loin d’atteindre de telles proportions... Autant de travailleurs, d’hommes et femmes, morts, résultat d’un terrorisme qu’on voudrait passer sous silence."



Il est parfois surprenant de découvrir à quel point certains bafouent les textes dont ils se réclament…
De l’intérêt de lire !

Non, cette fois ce n’est ni Ben-Edictus, , ni Ben-Laden, ni leurs fan(atique)s ou autres sectes qui sont visés mais des gens qui clament haut et fort leur athéisme.
Notez toutefois qu’il vous expliqueront sans rire que l’« Histoire a un Sens » puisque (St) Karl l’a démontré (Amen !): Les marxistes, les communistes…..Trêve de taquinerie ! Revenez camarades : c’était pour rire !
En fait c’est une éloge de Marx que vous allez lire ici. Faite d’extraits de son œuvre, citations plutôt inattendues et réjouissantes, indiquées par un ami bien inspiré. Elles ouvrent de nouvelles pistes prometteuses pour le Travail sur le Labeur entrepris par la fourmilière et toujours en cours ! Voici les extraits, ils sont ensuite replacé dans leur contexte :


« Donc,… les prolétaires, eux, doivent, s'ils veulent s'affirmer en valeur en tant que personne, abolir leur propre condition d'existence antérieure… je veux dire, abolir le travail. »
« la révolution communiste par contre est dirigée contre le mode d'activité antérieur, elle supprime le travail »
Deux phrases extraites de « L’idéologie Allemande » écrite en 1845 par Karl Marx et Friedrich Engels. Le premier est en fait la conclusion, le dernier paragraphe du livre :

« La contradiction entre la personnalité du prolétaire en particulier, et les conditions de vie qui lui sont imposées, c'est-à-dire le travail, lui apparaît à lui-même, d'autant plus qu'il a déjà été sacrifié dès sa prime jeunesse et qu'il n'aura jamais la chance d'arriver dans le cadre de sa classe aux conditions qui le feraient passer dans une autre classe. Donc, tandis que les serfs fugitifs ne voulaient que développer librement leurs conditions d'existence déjà établies et les faire valoir, mais ne parvenaient en dernière instance qu'au travail libre, les prolétaires, eux, doivent, s'ils veulent s'affirmer en valeur en tant que personne, abolir leur propre condition d'existence antérieure, laquelle est, en même temps, celle de toute la société jusqu'à nos jours, je veux dire, abolir le travail. Ils se trouvent, de ce fait, en opposition directe avec la forme que les individus de la société ont jusqu'à présent choisie pour expression d'ensemble, c'est-à-dire en opposition avec l'État et il leur faut renverser cet État pour réaliser leur personnalité. »

Le deuxième est en fait le troisième point découlant de la conception de l’histoire exposée dans « B[3.] Instruments de production et formes de propriété naturels et civilisés »

« 3. Dans toutes les révolutions antérieures, le mode d'activité restait inchangé et il s'agissait seulement d'une autre distribution de cette activité, d'une nouvelle répartition du travail entre d'autres personnes; la révolution communiste par contre est dirigée contre le mode d'activité antérieur, elle supprime le travail et abolit la domination de toutes les classes en abolissant les classes elles-mêmes,… »



Ces dernier temps j’ai frisé l’indigestion de livres et essais concernant le travail et sa critique, celui de Jérôme Akinora à ceci de particulier et salvateur : il est drôle.

Oui, rigolo et d’autant plus percutant. N’allez pas imaginer un humour RMIste gras et donnant du slip ou gaucho façon Bob Black, que néni notre homme à la verve riche, la prose haute en métaphores. C’est que si Jérôme, issu de bonne famille et aux brillantes études, qui logeait avec sa charmante compagne dans un appartement de luxe et touchait plusieurs milliers d’euros par mois, a soudainement sombré dans l’atroce déchéance du chômage et du RMI, c’est par choix ! A la lecture de son livre fait d’une suite d’historiettes plus succulentes les unes que les autres, il est clair qu’il ne s’agit pas d’un caprice, mais d’une fuite vitale qui devient prise de position. La démonstration qu’une autre vie est possible !

En quelques tableaux allant du désopilant « CV aux frontières du réel », au chapitre « RMI et Vie Amoureuse » (où là ou d’autres vous pondent des chapitres imbuvables, Akinora lui déballe en cinq pages une histoire du travail et sa dénonciation qui se lisent en riant.) ce livre démonte le mythe du travail avec une efficacité déconcertante, l’humour reste une des armes les plus efficaces pour contrer l’absurdité et la résignation, merci Jérôme.

Comme promis ton livre trône à coté du seul autre titre dont j’ai demandé une dédicace à l’auteur, celui de Fidel Castro*…

"Les aventuriers du RMI"
L'éditeur

(*Tu le vivras mieux quand j’aurais eu le temps de t’expliquer que Fidel est un anarchiste inavoué !;)

 



Quand on ose s’en prendre au très saint dogme du travail une des attaques classiques de ses partisans est d'affirmer qu’il ne s’agit que de balivernes, fainéantise et bêtise…Voici donc quelques citations de célèbres paresseux aux capacités intellectuelles limitées !

« Il est beau de ne pratiquer aucun métier, car un homme libre ne doit pas vivre pour servir autrui. »
ARISTOTE

« Ô Mélibée, un Dieu nous a donné cette oisiveté. »
VIRGILE


« Contemplez la croissance des lis des champs, ils ne travaillent ni ne filent, et cependant, je vous le dis, Salomon, dans toute sa gloire, n'a pas été plus brillamment vêtu »
JC : Évangile selon saint Matthieu, chap. VI.

« La précipitation est l’œuvre du diable. Dieu travaille lentement. »
La BIBLE

« ...les prolétaires, eux, doivent, s'ils veulent s'affirmer en valeur en tant que personne, abolir leur propre condition d'existence antérieure… je veux dire, abolir le travail. »
« Dès qu'il n'existe pas de contrainte physique ou autre, le travail est fui comme la peste. »
Karl MARX

« La vie n’est pas le travail : travailler sans cesse rend fou. »
Charles DE GAULLE

« Jamais nous ne travaillerons. »
Arthur RIMBAUD

« La peur de l'ennui est la seule excuse du travail. »
Jules RENARD


« Le travail est l’opium du peuple… Je ne veux pas mourir drogué. »
« Le travail est probablement ce qu'il y a sur cette terre de plus bas et de plus ignoble. Il n'est pas possible de regarder un travailleur sans maudire ce qui a fait que cet homme travaille, alors qu'il pourrait nager, dormir dans l'herbe ou simplement lire ou faire l'amour avec sa femme. »
Boris VIAN

« Rien ne sert d’être vivant, s’il faut que l’on travaille. »
André BRETON

« L’esclavage humain a atteint son point culminant à notre époque sous forme de travail librement salarié. »
George BERNARD SHAW

« Abolition du travail aliéné. »
Guy DEBORD


« Le travail est nécessaire pour l’homme. Il en a inventé le réveil-matin.»
Pablo PICASSO

« L'Homme est un être de désir. Le travail ne peut qu'assouvir des besoins. Rares sont les privilégiés qui réussissent à satisfaire les seconds en répondant au premier. Ceux-là ne travaillent jamais. »
Henri LABORIT

« Quand le travailleur s'endort il est bercé par l'insomnie et quand son réveil le réveille il trouve chaque jour devant son lit la sale gueule du travail qui ricane qui se fout de lui »
Jacques PREVERT
 

« On dit qu’il y a trois millions de personnes qui veulent du travail. C’est pas vrai, de l’argent leur suffirait. »
COLUCHE



  


Plan et présentation du Travail :


La cré-action en cours comporte plusieurs étapes/phases:
Site>>>Autocollants>>>Tableaux>>>Expo>>>Livre>>> ?
1>> 05/06'-05 Création du concept et mise en ligne du site .
2>> 07-'05 Réalisation, impressions et distribution des autocollants, préparations de toiles grand format.
3>> '06 & En cours : Rédaction des textes destinés au livre concernant le travail.
4>> A venir : Exposition des tableaux. [Vernissage/Concert ?]

 

>>> Bibliographie sommaire




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